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Alors que nous traversons une crise qui bouscule notre quotidien et plus largement notre société, nous avons interrogé les athlètes de La FDJ Sport Factory pour qu’ils partagent avec nous leur vision de ce que sera le sport d’après. Nous vous proposons donc d’en découvrir aujourd’hui le premier volet dans lequel nos athlètes s’expriment sur leur vision du sport de demain pour lui redonner sa juste place dans la société et prendre en compte les enjeux écologiques.

 

Redonner au sport sa juste place dans la société L’un des souhaits partagés par plusieurs de nos sportifs est que cette crise mette davantage le sport au centre des débats en France. De nombreux Français se sont mis au sport pendant le confinement et en ont senti les bénéfices physiques et mentaux comme le souligne Chloé Trespeusch (snowboard). La crise peut ainsi aider à ancrer le sport dans le quotidien de chacun. Pour Romane Miradoli (ski alpin), il faut que « cette pratique fasse partie de l’hygiène de vie des Français, d’une culture dès le plus jeune âge ». Valentin Prades (pentathlon moderne) ajoute aussi que le confinement aura permis de créer de nouvelles habitudes qu’il faut garder : alors que le sport permettait de changer d’air pendant le confinement, la généralisation du télétravail va pouvoir permettre par exemple de continuer une pratique sportive à la maison, pratique à laquelle de nombreux Français s’adonnaient ces deux derniers mois. Michaël Jérémiasz (tennis fauteuil), parrain de La FDJ Sport Factory, souligne aussi que cette crise va peut-être remettre en question la façon dont on pratique le sport. Là où, avant, des sportifs pratiquaient en salle ou en club, ils seront peut-être plus nombreux à se tourner vers des pratiques libres : si l’on n’a pas toujours le temps d’aller à la salle, on peut pratiquer régulièrement chez soi. Ce qui montre aussi la fragilité de l’écosystème du sport en France. La période qui s’ouvre est intéressante car elle pourrait permettre au sport de se réinventer. Mickaël Mawem (escalade) pense de son côté que cette crise peut être l’occasion pour les institutions sportives de se réorganiser, de repenser leur fonctionnement.

 

Au-delà de la pratique quotidienne du plus grand nombre, c’est aussi la question de la valorisation du sport en tant que créateur de lien social et vecteur de valeurs fortes que nos sportifs souhaiteraient voir plus mise en avant. Comme l’explique Victor Levecque (équitation), le sport est « un facteur de bien-être, d’équilibre, d’épanouissement personnel et bien sûr un facteur de lien social. […] Il joue un rôle extrêmement fort sur le plan éducatif ». Or, ils sont nombreux à penser que le sport n’est pas suffisamment valorisé aujourd’hui dans notre société et n’a pas une place assez importante. Pour Mathilde Gros (cyclisme), le sport est un pilier de la société. C’est un excellent moyen de développer de nombreuses valeurs essentielles à l’instar du respect de soi mais aussi des autres. Pour Marie Bochet (ski alpin handisport), ambassadrice de La FDJ Sport Factory, le sport a un pouvoir fort et il faut le soutenir, permettre au plus grand nombre de bouger et en faire une préoccupation nationale.

Une meilleure et indispensable prise en compte des enjeux écologiques L’environnement est une préoccupation majeure pour de nombreux sportifs. Nos athlètes de sports d’hiver le soulignent particulièrement. Selon les mots de Ben Cavet (ski de bosses) « le sport d'hiver ne peut pas être séparé de son côté écologique puisque l’on dépend étroitement de la nature et de l'environnement » ; un constat appuyé par Chloé Trespeusch et Arthur Bauchet (ski alpin handisport), qui considèrent que leurs sports sont les « plus concernés par la transition écologique car dépendant de la nature et des conditions climatiques ». Chloé Trespeusch va même plus loin. Pour elle, les grands événements sportifs doivent être organisés dans des endroits adaptés aux besoins climatiques des disciplines. « Il faudrait arrêter d’adapter le climat des endroits choisis aux besoins de nos sports » mais plutôt faire l’inverse. Son sport « doit évoluer dans des vrais endroits de neige pour un plus grand respect de notre nature ». Marie Bochet, ambassadrice de La FDJ Sport Factory, de son côté, espère que la relance économique ne se fera pas au détriment de l’écologie. Elle note une évolution dans les mentalités et une prise de conscience de l’importance de protéger la nature, par exemple grâce à une consommation plus locale favorisée dernièrement par le confinement. En kite, Nicolas Parlier appuie aussi ce constat du lien avec la nature, dans une discipline avec un impact assez faible sur la planète. Il souligne qu’un certain nombre de technologies plus respectueuses de l’environnement ont pu être inspirées par le kite, tels que les foils ou les bateaux tractés par des cerfs-volants, intéressants pour le transport de passagers avec un impact environnemental plus faible. Tous sont conscients de l’enjeu que cela représente et le sujet des calendriers de compétitions internationales revient régulièrement. L’empreinte carbone que ces calendriers impliquent pose question à de nombreux sportifs. Ainsi Victor Levecque s’interroge : est-il pertinent de faire le tour du monde pour un week-end de compétition plusieurs fois par an ? « Il peut y avoir une meilleure gestion et organisation des événements. Je pense que l’on gagnerait à avoir un nombre restreint de compétitions de haut niveau avec des circuits bien définis ». Nicolas Parlier a comptabilisé sur certaines années plus de 40 vols internationaux et 16 événements aux quatre coins de la planète. « C’est un peu la course à faire un maximum d’événements. Mais en a-t-on vraiment besoin d’autant ? On n’a parfois même plus le temps de s’entraîner entre deux compétitions… ». Il est intimement persuadé qu’il faut repenser les événements en inventant de nouveaux formats, plus locaux. Même réflexion chez Ben Cavet : « de gros changements de calendrier pourraient être organisés, avec plus de cohérence dans les agendas ou en organisant plus d’épreuves sur un lieu de compétition. En préférant aussi les glaciers en Europe aux longs déplacements en hémisphère sud pour chercher la neige ». Pour Marie Bochet, la question de décaler les saisons, pour attendre la neige et ne pas être obligés d’aller skier sur des glaciers et participer à leur dégradation se pose aussi.

 

Magda Wiet-Hénin (taekwondo) s’inscrit aussi dans cette logique, tout en soulignant que c’est tout le système de classement et de qualification qui est à repenser : « les compétitions internationales servent quant à elles à se maintenir dans le classement. Au taekwondo, Il faudrait revoir tout le système de classement et de qualification olympique qui sont basés sur un ranking qui prend en compte les médailles obtenues lors des compétitions qui se déroulent dans le monde entier. Les personnes qui se déplacent beaucoup ont donc plus de chances de gagner de nombreuses médailles afin d’obtenir un bon classement et de décrocher la qualification olympique. Les dirigeants de la fédération mondiale de taekwondo seront peut-être amenés à mettre en place un système de qualification plus écologique ». Même remarque pour Valentin Prades qui insiste sur le fait qu’il faudrait repenser l’organisation des compétitions et systèmes de qualification en se basant sur des zones géographiques afin de diminuer les déplacements, les coûts et la pollution. La question de la taille des délégations est aussi un point important. Pour Mathilde Gros il faudrait veiller à limiter les déplacements aux personnes vraiment indispensables de l’encadrement, au moins au moment de la reprise après cette crise. Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous pour le second volet dans notre prochaine newsletter, qui sera dans vos boîtes mail le 25 juin ! Nos athlètes y aborderont leur vision sur le futur des événements sportifs et quelques bonnes pratiques qu’ils ont pu observer dans d’autres domaines ou d’autres pays, et qui pourraient être transposées. A suivre...