
Convivialité, cuisine et arts de la table : l’Unesco vient d’inscrire le « repas gastronomique des français » au patrimoine immatériel de l’Humanité. L’occasion pour les grands gagnants de la Française des Jeux de mettre les petits plats dans les grands et de revisiter les codes du grand Art de recevoir !
Orléans est sous la neige, mais au restaurant l’ambiance est chaleureuse. Autour de la table, douze « grands gagnants » racontent leurs expériences récentes dans de grands restaurants… Mais ils ne se sont pas seulement réunis pour un excellent déjeuner. Ils sont aussi venus pour apprendre. Au menu : trucs et astuces de décoration et « nouvelles convivialités », l’histoire du « service à la française », l’évolution des arts de la table et un atelier de composition d’une table de fêtes… Tout pour recevoir chez soi dans les règles de l’art !
La matinée commence par un panorama des coutumes à travers les âges. Où l’on apprendra, par exemple, qu’au Moyen-Age les repas de noces étaient servis par des nobles, que la fourchette n’est arrivée sur la table qu’en 1533, que Louis XIV préférait manger avec les doigts, ou encore qu’au XIXe siècle, dans certaines maisons, la table descendait du plafond pour que les serviteurs ne troublent pas l’intimité des convives !
Amusés autant qu’intrigués, les participants prennent des notes. Et gardent leur bon sens. « On peut dire qu’ils en avaient, de l’argent à perdre ! » dit l’un d’eux en voyant les centres de table somptueux de Versailles. Bien vu : la conférencière Sophie Delvigne explique peu après que Louis XIV fit fondre une grande partie de l’orfèvrerie de royaume pour restaurer les finances épuisées par les guerres.
Si nous ne nous curons plus les dents avec notre couteau, quelques usages nous viennent de loin : se laver les mains avant de manger, ne pas mettre les coudes sur la table, ne pas lécher son assiette... Tout cela figurait déjà dans les manuels de bonnes manières du Moyen-Age !
Mais les siècles suivants ont bien compliqué les choses. Les gagnants en font l’expérience en débattant de questions malicieusement posées par la conférencière. Comment découper les asperges ? Comment déguster le foie gras ? L’homme doit-il laisser la femme entrer avant lui au restaurant ? Et s’il y a un escalier, qui doit passer en premier ?
En fin de matinée, on apprendra que dans un dîner de gala, il est impoli de dire « bon appétit ». Certains le savaient déjà, d’autres s’étonnent. Mais cela n’empêchera pas nos gagnants, une fois attablés, de se souhaiter un excellent appétit ! L’art de recevoir a ses règles, mais la convivialité est avant tout affaire de plaisir…