
La plupart des grands gagnants de la Française des Jeux n’auraient jamais pensé franchir un jour les portes de l’Hôtel Drouot. Grâce au service « Relations gagnants » à la Française des Jeux, c’est maintenant chose faite !
« Il se passe toujours quelque chose à Drouot »
Pour beaucoup, une vente aux enchères se résumait à quelques images : des tableaux de maître, un commissaire-priseur faisant tonner son marteau en criant Adjugé ! « J’imaginais un lieu feutré et réservé à une élite », confie une gagnante… Mais à l’intérieur, surprise : en costume ou en habits de tous les jours, le hall brasse toutes les populations. C’est que le lieu accueille 6 000 personnes par jour ! « Il se passe toujours quelque chose à Drouot », assure Agnès Cuny, qui accueille le groupe pour cette journée de découverte
Les dessous d’une vente
Une vente se déroule sur deux jours. Les objets mis en vente sont exposés la veille, dans les salles du rez-de-chaussée, avec une étiquette portant leur numéro d’ordre. Bijoux, meubles, vins ou livres anciens, on y trouve de tout !
Certaines ventes font l’objet d’un catalogue, où figure une estimation du prix de chaque objet. On apprendra au passage qu’il existe à Drouot un service d’estimations verbales et gratuites. Quelques gagnants prennent des marques pour des expertises à venir…
Adjugé !
Les ventes se déroulent au premier étage, de 14h à 18h, dans une dizaine de salles ouvertes au public. Dans la plus importante, on vend des meubles et bibelots du début du XIXesiècle.
Plus que les prix, c’est le rythme qui impressionne. A raison de 80 objets à l’heure, cela fait moins d’une minute par article ! Certains objets n’atteignent pas le prix fixé minimal par le vendeur ; d’autres sont source de véritables duels entre amateurs et collectionneurs anonymes qui passent leurs ordres au téléphone. Une horloge miniature : mise à prix à 80 euros, elle montera jusqu’à 700 euros.
Dans les sous-sols
Privilège rare : les grands gagnants de la Françaises des Jeux sont autorisés à visiter le 3e sous-sol, où sont entreposés les objets vendus avant que les acheteurs ne viennent les emporter. Une impressionnante caverne d’Ali Baba, où à chaque instant s’affairent des magasiniers. Entre deux fauteuils Empire, une commode Louis XV a été vendue quelques centaines d’euros. Il y a quelques années, note Agnès Cuny, elle aurait valu dix fois plus. Soudain, dans le couloir, retentit un bruit de grelots. Une alarme ? Pas du tout. C’est un lustre que l’on vient de descendre… « Le prochain est pour moi ! » plaisante un participant. Le pari est gagné : Drouot ne fait plus peur.
« Nous avons identifié quatre types de besoins chez les grands gagnants : un besoin d’information, d’écoute et de parole, d’échange et de partage d’expériences et enfin un besoin de découverte d’univers moins familiers. »
Brigitte Roth, responsable du service « Relations gagnants » à la Française des Jeux.